Mohamed demandeur d'asile à Samos, Grèce AASIA

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Pour un accueil décent aux portes de l'Europe !

Assistance d'urgence aux réfugiés : Mission Grèce

Engagée en Grèce depuis janvier 2020, l’AASIA a pour mission d’apporter une aide morale et matérielle aux demandeurs d’asiles et autres migrants, bloqués sur l’île de Samos, en Grèce.

Nous y louons et gérons « La Maison », une halte de jour à proximité du camp de réfugiés construit par l’UE, où nous accompagnons les réfugiés dans leur quotidien en proposant un soutien matériel (alimentaire), psycho social et fraternel pour les aider à s’intégrer dans notre société.

Grâce à l’aide des premiers donateurs, nous avons pu soutenir plusieurs opérations (alimentaires, sanitaires et psychologiques) pour les personnes les plus fragiles.

Avec votre aide, nous encourageons les initiatives locales en faveur des familles réfugiées en intervenant dans les zones les plus isolées et dépourvues de soutien. L’objectif est de soulager la condition des personnes sur place et d’accélérer la fin de cette situation humanitaire, inacceptable.

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Depuis janvier 2022 :

Passagers de la maison à samos, grèce
0
Passagers
repas pour les réfugiés, migrants, demandeurs d'asile à samos, grèce
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Repas servis
Cours de grec pour les réfugiés, migrants demandeurs d'asile à samos, grèce
0
Jours¹ de grec

Note :
¹ Il peut y avoir plusieurs cours le même jour.

Camp fermé pour les uns...

Depuis le 20 septembre 2021, le camp de Zervou remplace l’ancien camp, un bidonville en hypercentre de Vathý, ville principale de l’île grecque de Samos, de 5.000 habitants, où vivaient en 2020 une dizaine de milliers de primo réfugiés.

Avec plus de 12 000 m2, bordé d’une double ligne de fils barbelés et de miradors, le nouveau camp «fermé», équipé de scanners à rayons X et de portes magnétiques, ressemble à une prison à ciel ouvert. Cette nouvelle implantation à 8 km de la ville isole les migrants des services de droit commun et accentue les difficultés pour réaliser les démarches administratives, l’accès aux services de santé, à l’éducation et aux achats alimentaires.

De plus, la diminution du nombre de réfugiés, les restrictions de sortie imposées aux habitants du nouveau camp et les nouvelles contraintes appliquées aux ONG ont contraint de nombreuses ONG à quitter l’île.

Financé par l’UE, ce camp à une capacité de 3.000 personnes. Aujourd’hui, 1.200 demandeurs d’asile y résident, mais tout laisse à penser que le nombre de personnes augmentera ainsi que les problématiques engendrées par l’enfermement d’individus (amplification de l’effet néfaste du confinement sur la santé mentale des personnes).

Il est malheureusement le premier camp d’une nouvelle génération qui s’est déjà multiplié dans les îles égéennes et va faire école dans différents pays européens au vu de la politique européenne d’immigration associée à Frontex.

Ces souffrances imposées à des enfants et des adultes sous nos yeux d’européens et à notre porte sont inacceptables !

Push-back pour les autres

Il s’agit d’une pratique des gardes-côtes qui consiste à repousser les embarcations et les arrivants dans la mer côté turque – dénoncés par les ONG – qui font de cette zone une zone de non droits.

Chaque semaine, l’ONG Aegean Boat Report référence ces « push-back » sur les îles grecques. Malgré cela, chaque semaine de nouveaux réfugiés continuent à arriver à Samos.

Cette situation d’un autre temps que nous ne pouvons ignorer est décrite par le sociologue suisse Jean Ziegler, ancien rapporteur de l’ONU, dans son livre intitulé « Lesbos, la honte de l’Europe ».

Merci pour votre aide en faveur de ces oubliés de la solidarité européenne